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"Un mobile : une petite fête locale, une fleur qui se fane dès qu'elle s'arrête." J.P Sartre, 1942 C'est la petite phrase que Gaëlle Pinard souhaite citer lorsqu'on l'interroge sur son travail. Une pirouette, légère, aérienne, pour s'effacer derrière ses œuvres, et laisser à chacun le loisir de faire son propre voyage sur ses mobiles. Comment cette jeune femme est-elle passée d'études d'archéologie à cette aspiration vers le ciel, de la terre grattée, couche après couche à l'air et la lumière ? Mystère d'une vocation...
Elle se lance dans l'apprentissage du verre, et poursuit avec une formation dans le cadre d'un dispositif de sauvegarde des métiers d'art de la région Rhône-Alpes. Elle se passionne pour les techniques liées au vitrail, la grisaille, le fusain, le thermoformage, la peinture sur verre.
Dans le même temps, elle retravaille les chutes de verre de son travail de vitrailliste et tout un monde s'épanouit dans son imaginaire, un monde fait de petits personnages et de petites histoires, mi-conte pour enfant, mi- bande dessinée, et beaucoup, beaucoup de poésie. Installé en équilibre dans le ciel et dans la vie, comme le Petit Prince...
Maguelone Hédon, 2007 |
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