Accueil > Accès par artistes > Pierre-Jean Marcel

Accès rapide

Accès par artistes

Pierre-Jean Marcel


Passionné par la photographie du début du XXème, ses références sont les pionniers de la photo sécession, Stieglitz, Steichen, Coburn, et aussi Echaguë, Kertész, Hervé. Longtemps spécialiste du noir et blanc, il pratique actuellement la couleur, et privilégie les grands formats. Dans cet esprit, il a réalisé une étude sur l'Italie qu'il enrichit régulièrement.

 

Attiré depuis toujours par la musique tango (les bals des années 60 à Grenoble résonnaient de cette musique que les italiens et espagnols, nombreux, jouaient et dansaient comme une mélopée identitaire), il fréquente les « Trottoirs de Buenos Aires », berceau aujourd'hui disparu du renouveau du tango en France, hante les festivals de tango, et photographie cette danse sensuelle sous toutes ses formes.
De son séjour à Buenos Aires, Pierre Jean Marcel rapporte une série d'images tout à fait exceptionnelle.
Ses photographies mettent en avant les contrastes de la ville et du tango, de l'ombre et de la lumière, comme un lien universel, un « sentiment » intemporel entre l'Argentine et le reste du monde.

 

Pierre-Jean Marcel

Les oeuvres proposées par Pierre-Jean Marcel

Pierre-Jean Marcel - Europole 1
Europole 1

Pierre-Jean Marcel - Musée Orsay 2
Musée Orsay 2

Pierre-Jean Marcel - Tango Chaillot 1
Tango Chaillot 1

Pierre-Jean Marcel - Tango Chaillot 2
Tango Chaillot 2

Pierre-Jean Marcel - Valladolid 1
Valladolid 1

Pierre-Jean Marcel - Valladolid 2
Valladolid 2

6 résultats

Biographie de Pierre-Jean Marcel

Pierre-Jean Marcel apprend dès l'âge de 16 ans le métier de photographe chez un artisan qui l'initie aux techniques de prise de vue et de laboratoire. Après une année passée en Allemagne au service presse des armées, il rejoint le groupe des journaux « Progrès de Lyon-Dauphiné Libéré ». Cette période consacrée à la presse quotidienne lui permettra de couvrir les événements locaux et régionaux, tout en privilégiant la photographie de scène qu'il pratique régulièrement dans le cadre du journal, ainsi qu'à titre privé.

Arrivé à Paris, il se consacre à l'édition professionnelle et à la publicité, tout en travaillant à de nombreuses recherches personnelles. Il a notamment réalisé un important travail en noir et blanc sur la lumière à New York.


Exposition « Buenos Aires et Tango »
2006

Voyageurs du Monde (Grenoble)

Après avoir séjourné plusieurs semaines à Buenos Aires, Pierre-Jean Marcel en a rapporté une série d'images où le tango s'intègre comme un élément naturel des portègnes (habitants de Buenos Aires), entre mégalopole cosmopolite et refuge identitaire.

Le contraste est fort. D'une part, l'agitation des grandes avenues de cette cité mi-américaine, mi- européenne (200 km², plus de 7 millions d'habitants avec le « Grand Buenos Aires »), ses nombreux parcs et monuments. D'autre part, les « milongas » lieux où l'on danse le tango, condensé de vie protégée, comme pour fuir un monde devenu « global » et anonyme.

Les milongueros (1) cultivent avec arrogance un profil indolent et marginal. Le tango est pour eux l'occasion de se démarquer, d'être uniques : toutes les nuits, hommes et femmes dansent leur vie. La milonga est un théâtre, tout y est exagéré, les personnalités, les corps, les attitudes ; mais toutes les différences sont gommées (âge, catégorie sociale, aspect physique), c'est la magie du tango, son irrésistible pouvoir.

Le regard déclenche la rencontre, puis l'abrazo (2) indique la qualité de l'abandon pendant la danse : mélange d'expérience, d'équilibre, de créativité, de sensibilité, de communication complice, de séduction retenue.
Chacun écoute le corps de l'autre, enregistre son émotion, son anxiété, sa surprise. Le tango de bal et celui de spectacle sont très éloignés, et pourtant les deux se nourrissent mutuellement. Les chorégraphies sophistiquées des démonstrations sont construites autour de figures simples, souvent les mêmes, utilisées depuis des années par tous les milongueros du monde.

Les textes de Fernanda Escurra, argentine vivant à Grenoble, accompagnent l'exposition.

Pierre Jean Marcel travaille actuellement à un projet important sur la tauromachie. Une autre chorégraphie, un autre corps à corps, une énergie et une quête souvent similaires. L'artiste partage sa vie et son travail entre Paris et Grenoble.

(1) ceux qui dansent le tango, habitués des milongas
(2) enlacement, étreinte