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Grès, bois, métal, polyester, quelle que soit la matière, le sculpteur a toujours excellé à capter les expressions. Il a commencé, il y a quelques années, à travailler, à la manière d'un Daumier, les visages humains. Tics, grimaces et autres simagrées parent ses têtes qui peu à peu se retrouvent munies de jambes, puis d'accessoires divers, carrioles, charrettes et autres artefacts, que l'artiste réalise à partir de matériel de récupération. Depuis peu, il souhaitait accompagner ces personnages par des animaux. Finalement, les animaux seuls ont fini par conquérir le devant de la scène. Et, par une transposition naturelle, de l'humain, ils gardent les physionomies tour à tour, ahuries, souriantes ou curieuses. Une large gamme d'émotions se décline dans la physionomie de ses drôles de bestioles en bois : que ce soient des oiseaux d'ailleurs, ou des poules, des ânes et des insectes. Ils ont tous en commun une certaine humanité que l'artiste explique ainsi : « Les animaux partagent avec nous les mêmes aspirations, les mêmes jeux de séduction, les mêmes contraintes vitales, et finalement les mêmes galères... La création toute entière est faite d'une démesure dont on ne goûtera jamais assez l'ivresse ! Alors, s'il s'agit de rire de cette condition tragi-comique, pourquoi ne pas forcer le trait. La terre est une immense volière où se croisent et se toisent toute une série de drôles d'oiseaux... ».
Tania Huerta, magazine Métiers d'art
Danses et autres diableries...
Cette série créée pendant l'été 2005 a été réalisée à partir de racines d'un arbre abattu par la tempête....Sortis du sol pendant plusieurs années, ces bouts de bois durs et tortueux avaient été blanchis par la pluie, le vent et le soleil...
L'artiste s'est contenté d'utiliser ce qu'il avait trouvé, en éliminant ce qu'il y avait en trop, en rajoutant ce qui manquait, le principe étant de toujours travailler avec ce même matériau de départ.
Ces circonstances particulières ont créé l'unité de cette série. Il en est sorti des êtres bizarres, à la limite de l'humain et de l'animal, des sortes de diables dansant de joie ou essayant de se maintenir en équilibre au dessus du vide. La condition humaine en quelque sorte... Cette facétie faite de bonheurs et de pleurs, toujours à la limite de la chute.
Ne pouvant se décider à se séparer de ses êtres de bois, Milo Dias les a transformés en BRONZE... afin de les garder jalousement à jamais. |
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MILO DIAS Né en 1945 à Sainte-Colombes (69-France) PARCOURS ARTISTIQUE Activité : Sculpture Formation : 1968/72 Cours d'Arts Plastiques à l'Université et à l'Ecole des Beaux Arts du Honduras THEMES DE PREDILECTION L'être humain, ses tics et ses grimaces, son complexe de supériorité, ses inventions bizarres, les animaux qui l'entourent et lui ressemblent... PRINCIPALES SERIES « Danses et autres diableries... » (2005) EXPOSITIONS PERSONNELLES 2008 Galerie Jean Louis Mandon (Lyon) EXPOSITIONS COLLECTIVES 2008 « Hêtre ou ne pas hêtre » (Singul'Art- Lyon) COLLECTIONS Publiques : Mairie de Fontenay aux Roses (91) et de Roussillon (38) BIBLIOGRAPHIE Revues artistiques :
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