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D'emblée, Gilles Baise plante son petit peuple des bois et des futaies ; un peuple sauvage et libertaire fait de branchages de rencontres. Comme Michel-Ange savait qu'il y avait une pieta à l'intérieur du bloc de marbre blanc de Carrare, Gilles Baise sait qu'il y a un crocodile, un chat, une chèvre ou tout autre chose au gré des branches, des rameaux ou des racines. Soit en partant d'une forme existante, soit en sculptant de toute pièce, soit en mêlant les deux approches. Mais l'imaginaire est partout, réhaussé de couleurs, de traces et parfois de matières (plumes, tissus, raffias...), entre sophistication et état brut. Et ce petit peuple qui vit le jour et se transforme à la nuit venue, danse, pose, nous parle et projette ses ombres qui jouent sur les murs ou les sols. » « L'art de presque tout faire avec quasiment rien. Et c'est quelque chose. » |
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