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Nés des poubelles et de l'ordure, les « collés » des chemins de traverse ont les yeux ouverts sur un monde à part et en même temps si proche. Contre les murs, ils posent et dansent en silence devant l'objectif de nos regards, semblant dire « notre vie ne tient qu'à quelques fils de fer usés qui lient et retiennent nos anatomies recomposées ». « La langue de la rouille » n'a pas de mots pour s'exprimer : juste des bouts de rien, du laissé, de l'abandonné, de l'oublié. Tous ces petits objets dont les « jeteurs » ne veulent plus, dont ils se sont défaits sans même y songer, en oubliant de penser à l'APRES, à ce qui arrive lorsqu'ils ne sont plus là pour voir ce qui se passe sur la terre, près des bas-côtés du monde. La vie et la poésie circulent au travers des œuvres de Gérard NICOLLET .
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